Cela ne vous aura pas échappé, tout comme 3,5 milliards de terriens, nous sommes confinés et cette crise sanitaire du COVID-19 nous concerne tous… au niveau planétaire. Chez Nos Mondes Alternatifs, nous nous sommes posé la question suivante : et si, cette période inédite et compliquée nous permettait d’inventer un nouvel avenir avec une touche supplémentaire d’amour, de partage ou tout simplement de bon sens ?

Ce moment peut être l’instant parfait pour réaliser votre transition écologique, en d’autres termes entrer en action ! En effet, comme nous sommes amenés à moins sortir (voire plus du tout) autant en profiter pour faire du tri, ranger et se débarrasser des silicones, sulfates et autres habitudes d’achat ou de vie qui font, au final, peut-être parties de ce message puissant que nous envoie la vie : « Prenez soin de moi, prenez soin de vous ! »

Voici notre humble liste des pistes que nous avons empruntées.

Hygiène et no poo dans la salle de bain

Vous êtes de plus en plus nombreux à avoir troqué les shampoings, gels douche et bombes à raser industriels pour des cosmétiques solides plus naturels et surtout sans emballage plastique. Nous savons tous que les cosmétiques solides coûtent cher. Le confinement est donc l’occasion idéale de réduire nos douches et shampoings, actes qui seront bienfaiteurs pour votre corps et votre porte-monnaie ! Les douches et savonnages trop fréquents (quotidiens) agressent la peau en lui ôtant son film hydrolipidique naturel. Donnons-lui un peu d’air, laissons la respirer, bref, espaçons nos douches ! Une simple toilette des « zones humides » suffit, une moyenne de trois douches par semaine pour le reste du corps selon votre activité physique pourrait vous donner le sourire en allégeant des factures.

Testé et approuvé par Sophie « J’ai mis en pratique, et depuis un an, c’est une douche tous les deux ou trois jours, ma facture d’eau a été divisée par deux. Ma peau ne tiraille plus, je n’applique aucune crème, j’utilise un savon artisanal surgras, un shampoing solide et du déo en poudre que j’applique soit le matin soit après mon activité physique, puisque c’est un déodorant et non un anti-transpirant. Sinon, on peut aussi juste se rincer un petit coup sous la douche sans utiliser de savon »

Laissons le temps à nos cheveux de changer de régime : shampoing solide, shampoing rechargeable ou même No Poo ! Généralement, on compte environ 1 mois, avant de venir à bout de cette transition souvent difficile à vivre. N’ayez pas peur de vous lancer, pas de pression, pas de regards extérieurs, pas de jugement. Mais ne baissez pas les bras ! Tout se fait avec de la patience et du temps… Et en ce moment, on en a !

Testé et approuvé par Eyvie " Cela fait maintenant 3 ans que je suis aux shampoings solides. J’avais testé le No Poo direct pendant 2 mois, mais ça a été un peu trop rapide et violent pour mon cuir chevelu. Mes cheveux n’avaient pas l’aspect propre et léger habituel. Je suis donc revenue aux shampoings solides. Les SAF (shampoings savons) me donnent une impression de “poisseux”, j’ai donc adopté très vite les autres formulations avec du SCI, ils sont parfaits pour moi. Je me lave les cheveux 1 fois par semaine (parfois même moins!) et c’est tout à fait suffisant. Ils sont en pleine forme !

Pause dans la cuisine et retour aux vivres

La course au temps, un rythme souvent effréné proche du métro, boulot, dodo parisien qui devient pour beaucoup notre quotidien. Ne serait-il pas une des causes de notre santé qui se dégrade ? Certes, il est important d’avoir un cadre de vie sécurisé, mais tout aussi important de prendre soin de son corps et de son esprit, la santé passe par l’assiette, et pourtant les arguments sont légions et répétitifs : « Pas le temps pour préparer un repas » « Plus d’énergie pour passer du temps en cuisine »…

Beaucoup de restaurants fermés, plus de repas sur le pouce au boulot, nous voilà obligés de nous mettre aux fourneaux… et de s’offrir ce temps pour réapprendre à se nourrir !

Une dose de légumes, une de céréales, une de protéines végétales ou animales et encore une de légumes, voilà un plat équilibré ! Couper des carottes, faire bouillir du riz, faire cuire des lentilles, faire revenir des oignons, ajouter de la crème végétale et des épices, laisser mijoter pour savourer un curry qui se réchauffera toute la semaine. Apprendre les dosages aux enfants, faire fondre le beurre, mixer des noisettes, lécher le plat une fois le gâteau au four. Miam ! Se lancer dans la fabrication de ses yaourts, de ses bières, de son pain, mettre les mains à la pâte ! Quelle satisfaction de faire soi-même. Les tutos fleurissent sur le net, ne vous privez plus de mettre les mains dans la farine, c’est juste formidable.

Testé et approuvé par Laetitia :« Cours de SVT de Lola en confinement : fabriquer son pain. Ni une ni deux nous voilà la tête dans le placard à la recherche des ingrédients. Gâteaux, cookies, pâte à pizza ont suivi. Certaines recettes ont besoin d’améliorations, mais d’autres sont au top et nous nous régalons avec Lola qui participe volontiers (à la dégustation, principalement) »

Savoir ce que contient nos expériences culinaires, partager un moment en famille, se lancer dans une activité proche de l’aventure pour certain.e.s ! Être fiér.e du savoir faire qu’on gagne et avoir ce sentiment d’accomplissement… Quel bonheur !

Ne pas oublier de remercier les producteurs, les arboricultrices, les agriculteurs, les fermières et la Terre… pour les fruits et les vivres qu’ils nous offrent. Savourer ces saveurs, ces bienfaits est la chance de pouvoir les déguster. Comme la France est un grand pays producteur, c’est le moment de se pencher sur les fruits et légumes de saison. Nous aimons tout particulièrement les listes et calendriers de Claire-Sophie Pissenlit et pour ceux qui souhaitent aller plus loin, pensez à nos listes de courses futées. Un recto avec les fruits et légumes de saison et un verso avec des informations sur les logos, les codes barres, les poissons surpêchés, les substances controversées, etc.

De la culture au jardin

Est-il révolu le temps des voyages des crevettes africaines passant par les pays du nord pour arriver sur nos côtes ? Est-il révolu le temps des échanges mondiaux libres ? Les plateformes se multiplient pour soutenir les agriculteurs de nos régions. Un nouvel essor se met en place pour les circuits courts et locaux et on espère qu’il continuera à s’épanouir !

Pas évident pour eux de distribuer leur production ou de soutenir un rythme intense avec moins de main d’œuvre… S'il y a des motivé.e.s, vous pouvez contribuer à la récolte chez eux… et chez vous ! Avoir sa propre récolte allégera le poids qu’ils portent de « nourrir le monde » pour les mois à venir… Et vous apportera une petite autonomie (selon votre espace extérieur !) et surtout une grande satisfaction. Renouer avec la terre, respirer, se détendre, voir la vie grandir et avoir le plaisir de croquer une fraise, une fève, un petit pois, une tomate fraîche de son jardin ! Cela marche aussi sur son balcon, en rebord de fenêtre, ou même en pot, dans votre salon.

Pas besoin de chercher l’autosuffisance (enfin, on encourage les plus téméraires ! ;) ), là n’est pas le but. Réapproprions-nous l’idée de responsabilité individuelle et d’indépendance, pour une nouvelle liberté. Accompagnons-nous dans une nouvelle autonomie avec des échanges de savoirs et de productions entre voisins, amies et inconnus. Soyons acteurs de notre assiette !

N’oublions pas les fleurs ! Elles peuvent avoir plusieurs effets, en plus d’être jolies, certaines sont comestibles (exemple : soucis, coquelicot, capucine, bourrache…), insecticides (ortie, sauge…) et médicinales (sarriette, mélisse, marjolaine…)! De bonnes combinaisons sont à réfléchir pour bénéficier de leurs vertus.

Et pour ceux qui n’ont pas la main verte, jusqu’à faire mourir les plantes grasses, ne désespérez pas. La culture passe aussi par la lecture (par exemple : La forêt jardin de Martin Crawford). C’est maintenant qu’il faut préparer des terrains fertiles, riches d’idée et de savoir. C’est maintenant qu’il faut le nourrir et l’arroser !

L’eau, l’or bleu dans les tuyaux

Manger, c’est important, boire encore plus.

L’eau de pluie qui tombe du toit dans les gouttières peut être utilisée pour le jardin, pour les toilettes ou même la douche. Pour ceux qui en ont les moyens, plutôt qu’un récupérateur d’eau hors sol, choisissez-en un enterré avec un système de filtration pour, même, la boire !

Pour les moins bricoleurs, vous pouvez vous procurer un purificateur d’eau. L’eau de récupération y sera filtrée et assainit par de la céramique microporeuse qui élimine les organismes pathogènes (bactéries…), les sédiments et impuretés et du charbon actif qui permet d’enlever mauvaises odeurs, produits chimiques et réduit les métaux lourds.

Testé et approuvé par Martine : « J’utilise un bâton de charbon actif depuis 9 mois et la différence de goût est incroyable. J’ai trouvé ça tellement bien, que j’en ai offert à mes copines ».

Respirons et aérons-nous la tête

Boire, c’est important, respirer encore plus !

Comprendre les impacts de cette crise et les futurs possibles. Inspirer. Envisager le pire et le meilleur. Expirer. Se sentir impuissant et simplement l’accepter. Inspirer. Revenir à l’instant et vivre ce que l’on m’offre. Expirer. Faire avec ce qui vient, mais aussi le construire. Respirer.

Testé par Sophie : « Depuis plus d’un an, j’apprends la méditation. Je me suis abonnée à deux chaînes YouTube, celle de Jan et Olivia et celle de Crédic Michel. Ils proposent des méditations guidées sur plusieurs thèmes et de durée variable, parfaites pour les débutants. J’en écoute une le soir ou le matin, cela me fait un bien fou. Je relativise ;-) »

Les médias et les informations anxiogènes, le manque de contacts avec nos proches, l’ambiance légèrement angoissante qui règne dans l’air… Nous sommes dans l’incertitude, avec des questionnements sans réponse sur l’avenir sanitaire, économique, politique, alimentaire… et ça, mondialement. Bien sûr, ça créé du stress, de la peur, de la panique… et peut rendre la situation oppressante et difficile à vivre.

Prendre un temps pour se poser, écrire, méditer, dessiner, chanter, écouter, créer… pour mieux se comprendre, ne pas se juger, analyser ses besoins et découvrir ce qui nous fait vibrer. Laisser place au lâcher-prise et mieux s’accepter, mieux se connaître, c’est reprendre les rênes de sa vie. Les changements font toujours peur, ils déstabilisent notre zone de confort et nous mettent en sentiment d’insécurité, mais apportent aussi l’excitation de la nouveauté, la fébrilité des expériences…

Réorganisons nos vies. Le zéro déchet invite beaucoup au minimalisme avec la règle des 5 R (refuser, réduire, réutiliser, recycler, composter), adaptons la pour le futur : Écoutons nous, nos sentiments et nos paroles, échangeons nos savoirs ; faire et être, entraidons nous et partageons ressources et temps, émerveillons-nous de ce qui nous entoure et empruntons à nos enfants la terre de nos parents. Car elle ne nous appartient pas, c’est nous qui lui appartenons.

Profitons de ces instants suspendus, chacun à notre manière. Travaillons sur notre monde intérieur pour qu’il soit équilibré et vertueux et ainsi créer un monde extérieur à notre image. 

Prenons le temps de vivre et de savourer ces instants, quels qu’ils soient. Courage à tou.te.s et prenez soin de vous et donc, de nous.